20.03.2006

David F. J. Woods

art outsider David F. J. Woods art thérapie

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David F.J. Woods est né à Halifax, Nouvelle Ecosse, au Canada. À l'âge de cinq ans il emménage avec sa famille à Halibut Bay et entre à la William King Elementary School puis la Herring Cove Junior High. En juin 2003, il est hospitalisé suite à des hallucinations de nature religieuse. On finit par diagnostiquer chez le jeune homme une schizophrénie à l'âge de 16 ans.

Actuellement, à tout juste vingt ans, David vit en périphérie d'Halifax. Son style d'art est toujours le même mais il a évolué, après qu'il soit devenu psychotique, vers quelque chose de plus complexe, répétitif, avec des images issues directement de sa propre imagination.

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Sur son site, on peut retrouver quelques exemples du travail de David : www.freewebs.com/wolfwoods86

Contact : davidwoods2012@gmail.com

21.02.2006

Gustave Cahoreau

        art Brut Gustave Cahoreau art outsider

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Profil de femme africaine
32 x 24 cm
Fils d’un ouvrier agricole, aîné de sept enfants, Gustave Cahoreau est né le 16 août 1929 à Neau en Mayenne. A l’âge de dix mois, il est atteint par la méningite. De son court passage à l’école communale, il ne garde aucun souvenir excepté celui du dessin: « J’étais champion ! ». A la lecture et à l’écriture, il préfère l’école buissonnière en compagnie de son frère Pierre. Il a dix ans lorsque la seconde guerre mondiale éclate, et elle le traumatise encore.
Dès l’âge de treize ans, il est placé comme domestique dans les fermes de la région : emploi qu’il occupera toute sa vie. Gustave tombera parfois chez « de bons patrons » mais en 1958 ce ne sera pas le cas. Suite à une violente altercation, il se retrouve à l’hôpital.
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 Chat
32 x 24 cm
En 1963, son père meurt accidentellement « broyé sous une charrette de foin ». C’est à cette période qu’il commence à ramasser des pierres, des racines, aux formes étranges qu’il sculpte « quand mon patron a vu ça il m’a tapé... j’ai pleuré ». Il approche alors de quarante ans et la nécessité de créer ne le quittera plus.
En 1965, l’instituteur du village lui offre un livre sur l’Art nègre : c’est le début de sa grande production de totems sculptés dans des bois de récupération (chevrons, limons, etc...). Plus tard apparaissent les nombreux profils de femmes africaines.
 
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Bonhomme au chapeau
32 x 24 cm
Au printemps 1986, Madeleine Lommel et Michel Nedjar (fondateurs du musée de L’ARACINE) visitent l’atelier d’Alain Lacoste à Changé (53) et découvrent une sculpture de Gustave. Ils lui rendent aussitôt visite et ses œuvres entrent dans la collection L’ARACINE.
Depuis octobre 1998, Gustave vit dans une maison de retraite en Mayenne. Il participe à la vaisselle et est chargé de l’approvisionnement de la cheminée. Quand le beau temps le permet, il va au bûcher « en cachette » y sculpter « à genoux ». Autrement, et plus particulièrement le matin, dans la solitude de sa chambre, il dessine avec des feutres et des crayons de couleurs. « Je copie à ma façon... » des œuvres, des publicités, des animaux préalablement découpés dans des journaux ou revues. Au milieu de cette profusion de formes inventives et de couleurs, deux dessins reviennent de façon récurrente et obsessionnelle. Le premier reprend les profils de femmes africaines. Le deuxième est un énigmatique « homme au chapeau », toujours le même, jamais semblable. Le traitement des membres est des plus singuliers.
 
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 Pape
32 x 24 cm
La démarche et l’œuvre de Gustave vont bien au-delà d’un passe-temps pour retraité oisif. Ne sachant pas écrire et ayant des difficultés d’élocution, ses sculptures, ses dessins, sont ses seuls moyens de communiquer, d’attirer l’attention.
Alors que chez ses différents patrons il n’a fait qu’obéir; avec sa sensibilité à fleur de pleurs, il trouve par ses créations, la force, l’énergie de DESOBEIR en ne copiant pas strictement ce qu’il voit.
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Couple femmes africaines
32 x 24 cm
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  L’œuvre de Gustave est une œuvre d’INSOUMIS.

Texte de Michel Leroux

Sculptures et dessins de Gustave Cahoreau ont été présentés au musée de la Création Franche à Bègles en mai 2002.
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11.02.2006

Günther Neupel

art singulier Günther Neupel art outsider

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45 x 45 cm - 2003
 
GÜNTER NEUPEL est né à Munich en 1958. Cet autodidacte commence à peindre en 1982 durant un séjour à l'institut psychiatrique Max-Planck de Munich, puis maîtrisera plus tard l'aquarelle et l'encre de chine. Il crée un monde qui contient des figures archétypiques et des symboles cryptés, où se cotoient un ensemble de mondes magiques et mystérieux, représentant des personnages, souvent à tête d'oiseau, tantôt astèques, esquimaux ou indiens, des poissons volants et des arabesques sur des planètes à coeur de soleil où vivent des milliers de petits princes et où tout le monde est joyeux ...
 
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50 x 70 cm - 2006

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50 x 70 cm - 2006

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50 x 70 cm - 2006
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Mille mercis à Georges et Barbara, deux amis collectionneurs sans qui il m'aurait été impossible d'acquérir ces oeuvres magnifiques !

 

 

 

04.02.2006

Jean-Paul Henry

art brut Jean-Paul Henry art outsider

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22 x 16 cm - vers 1980
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32 x 24 cm - 1988
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Pastel 24 x 32 cm
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Jean-Paul Henry est né le 3 Avril 1945 à Melun ( Seine et Marne). Aîné d'une fratrie de cinq, son père professeur de philosophie est connu comme poète et sa mère se consacre à l'éducation des enfants.En 1949, la famille déménage pour Auxerre où il suit une scolarité normale. Puis elle s’installe à Monéteau en 1953 où il habitera jusqu’à sa mort. Entré au lycée Jacques Amyot en 1956, qu'il quitte en janvier 1961 lors de son année de quatrième, vaincu par la schizophrénie. Il est alors suivi par plusieurs équipes sans qu’une réelle amélioration puisse être constatée. De 1964 à 1980, il travaille comme manœuvre à temps partiel chez un horticulteur.
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Pastel 32 x 24 cm
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Feutre noir - Crayon de couleurs
24 x 32 cm
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C’est en 1972 qu’il se découvre une passion pour le dessin lors d’une psychothérapie à l’Hôpital psychiatrique d’Auxerre. Il va produire, sans discontinuer pendant trente cinq ans des dizaines de milliers de dessins.
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24 x 32 cm
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Feutres
21 x 29,7 cm
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Son père André Henry a écrit des poèmes sur ses dessins dans « Le Père avec le Fils » publié en 1976 aux éditions Plein Chant. Dans les années 80-90, de nombreuses expositions le font connaître, En France : dans l'Yonne ( La Fabuloserie à Dicy ; l'Atelier Cantoisel à Joigny ; des expositions à Cudot, Noyers ). Nevers , Paris . A l'Etranger , Lausanne , Bruxelles , Chicago.
Collections permanentes au Musée de la Création Franche de Bègles :
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32 x 24 cm - 1990
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Feutres
24 x 32 cm
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Décé de sa Maman en 1991. Son père lui promet de ne jamais l'abandonner. De 2003 à 2005 Il partage son temps entre le foyer des Boisseaux à Monéteau et la maison famiale où il passe plusieurs heures chaque jour auprés de son père malade jusqu'à sa mort, le 29 novembre 2005.
Le 5 décembre 2005 n'ayant pu survivre à son père. Il meurt d'une hémorragie interne.
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D'après les informations de Marie-Elisabeth Bertrand
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Crayons de couleurs
21 x 29,7 cm
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Poème d'André Henry
Signes 1959
Cet enfant qui jamais n'osa
Manger l'orange éblouissante
Qu'on avait fait rouler pour lui
Sur la neige d'épiphanie,
Mais qui longtemp la conserva
Comme un trésor sous ses paupières
Pour la lancer contre le ciel
Quand le soleil était trop maigre,
Il se promène maintenant
Sous les futaies tièdes d'en-bas,
Une orange en flammes l'éclaire,
Et les oiseaux qui sont tombés
Des forêts fixes de l'hiver
Chantent perchés sur ses cheveux.
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