20.02.2007

Artension

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N°46 - Mars/Avril 2009

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Dans ce numéro de mars d’Artension, nous faisons, à travers les  articles
 de Aude de Kerros, les entretiens aves Claude Mollard (premier Délégué aux Arts
Plastiques en 1982) et Nathalie Heinich (sociologue de renom), des propositions pour 
des modifications structurelles de l’appareil, qui seront bien entendu envoyées au 
plus grand nombre possible de décideurs tant au niveau national que régional.

Nous demanderons rendez-vous auprès du Haut Conseil Marin Karmitz,pour lui faire des suggestions.

Nous poursuivrons les contacts que nous avons déjà avec les conseillers de l’Elysée et de Matignon.

Merci et bien amicalement

Pierre Souchaud


www.artension.fr

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11.07.2006

Jerzy Ruszczynski


      art art singulier Jerzy Ruszczynski art outsider
 
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 Je commence ce blog par mon dernier coup de coeur pour une oeuvre de Jerzy :
                                                                                                                                           F.Lux

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  60 x 60 cm - 2004
Peinture sur bois
 
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Albums 3D pris au hazard

jerzy ruszczynski
 
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jerzy ruszczynski
Connection Of Existence
Encre de chine sur papier épais
95,5 x 70,5 cm - 2007
Visitez l'album:  Jerzy Ruszczynski 2006/2008
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 Projet de passe partout pour connection of existence

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Ask not to enter without calls
56 x 70 cm - 2007

Comment je crée une toile à partir de fragments.
La première peinture exécutée in situ est née de ce qui s’est produit lors de mes visites au cabinet du médecin. Les micro-organismes sont très proches de la réalité. Les fragments sont répétés trois fois. 1 montre la direction. 2 va en direction de 1. Des amorces de chemins sont désignées par la lettre A nd. (en bas à droite), et se terminent par le signe de l’infini (en haut à droite). Une ligne en pointillés indique la direction allant d’un paysage à la femme désignée par PP. Il s’agit d’un « Paysage idéalisé ».
Les scènes introduites dans la peinture indiquent les étapes individuelles de la vie, apparues en un temps défini ; chaque période temporaire représentant une tranche d’environ vingt minutes. L’ensemble de ces périodes de contact avec des réalités précises, reconstitue la totalité des moments où je peins. Par exemple, il y a l’étape de la montée des escaliers ; le reflet dans le miroir ; le moment d’arrêt devant des portes ; celui du contact entre une personne tenant une page à la main, et une femme assise devant un fragment de paysage. Il y a des objets accompagnant les silhouettes et les formes ; tels que des escaliers, le miroir, des portes, la configuration de la pièce, un téléphone, un équipement intérieur, un fauteuil, un fragment de fenêtre à travers laquelle on peut voir un paysage. Tout cela est organisé de façon à créer une situation précise, dont le moment culminant est la rencontre des deux personnes. Des modifications dans l’apparence de la femme, aussi bien que des transformations psychologiques, sont des éléments subjectifs présents à l’esprit. La pluri-représentation des mêmes éléments (le fait que la femme ait trois bouches et sept pieds) justifie leur couleur, et génère les émotions éprouvées lors de l’observation de la peinture. La notion de temps et de formes née de l’idée de périodes (évoquée plus haut) fait que la peinture est présentée comme une unité homogène, avec sa composition formelle, ses couleurs et son contenu. Des signes visibles sur la porte, j’ai tiré le titre de l’œuvre.
NB: Les personnages notés J et Ja représentent Jerzy
Texte original Jerzy Ruszczynski Traduction Krzysztof Ruszczynski et Jeanine Rivais
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Flight to area
Raw Vision n°60 page 10
35 x 47 cm 2003
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  Jerzy Ruszczynski est né le 26 septembre 1953 à Olsztyn en Pologne.

Originaire d’une famille aux traditions nobles, son grand-père possédait un manoir à Lisiogóra, qui fut confisqué par les autorités communistes. Dès l’âge de 16 ans il travaille chez ses parents, aidant aux tâches domestiques. Jerzy a acquis les bases de la peinture et du dessin, par l'enseignement du professeur Kochanowski à la Maison Provinciale de la Culture d’Olsztyn pendant trois ans, puis il suit les leçons du professeur Hudyka pendant deux ans.


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First performance
70,5 x 95,5 cm - 2007
En 1979 il finit le lycée et obtient le diplôme de certificat de fin d'études. il acquit sa culture artistique en étudiant l'histoire et la philosophie des compositions de E. Delacroix, de Pollock, de Cybis, de Strzemiński, de Witkacy, de Dubuffet, de Wols, de Klle, de Pankiewicz etc...

Depuis 1985 Jerzy Ruszczynski est en relation avec la Maison Provinciale de la Culture d’Olsztyn.

Concernant l’inspiration de ces créations, elle résulte de son besoin de découvrir le rapport entre deux mondes : interne et externe. C'est aussi une création de communication humaine en signes bien visibles. L’étape suivante a été le besoin de montrer les rapports psychologiques, existants à l’intérieur d'un cerveau humain, pour essayer de communiquer avec un récepteur, en créant les signes visibles déjà cités. Souvent, dans son art, du texte est employé, comme supplément au langage plastique.


 
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Mental codes
35 x 47 cm - 2007
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  DES CODES MENTAUX, DES CODES DE PENSEE.

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Les nombres 1, 2, 3 indiquent l’ordre de formation des fragments isolés de la peinture.

Les fragments suivants, commençant au nombre 1, représentent ce qui suit :

1/ Le début, l’infrastructure du tableau esquissé ; premier élément dans le flux des évènements relatés dans le tableau.

2/ Le sujet signifiant de la peinture, les portes étant des raccourcis vers les éléments suivants, tels que : la femme derrière les portes ; moi devant les portes, faisant le signe de la Croix.

3/ Moi, en tant que l’un des principaux éléments du tableau, en tant que fin de la situation introductive.

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MENTAL CODES, THOUGHT-CODES.

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The figures 1, 2 3 express the order of formation of individual fragments of the painting.

The next fragments beginning at number 1, represent what follows :

1/ The beginning, the framework of the sketched out picture, first element in the course of events related on the painting.

2/ The significant subject of the picture, doors beings shortcuts of the next elements such as : A woman behind the doors ; me in front of the doors, crossing myself.

3/ I, as one of the main elements of the picture ; as the end of the introductary situation.

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Subconsciousness of existence
70,5 x 95 cm - 2006/7
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Ce dessin a été commencé le 16 septembre 2006, modifié suite à un rêve étrange survenu durant la nuit et a été achevé le 17 octobre très tôt le matin. Jerzy y a apporté des améliorations un an plus tard, presque jour pour jour, le 18 octobre 2007. Le thème est "le mystère des processus mentaux perçu au niveau du subconscient".

Ce dessin est intéressant car il montre, une fois de plus, que Jerzy est véritablement possédé par son art.
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Drawing begun on September 16th 2006 and finished September 17th at 2:35 AM, due to a mysterious dream from 8-10 pm. Improved on October 18th. 2007.The mystery of the mental processes perceived at subconscious level.

Il n'y a que le seuil émotionnel qui puisse donner accès à la voie royale, les chemins de la connaissance, autrement, n'y mènent jamais

(André Breton)
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10.07.2006

Jean Christophe Philippi

art art singulier Jean Christophe Philippi art outsider
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Trinité
50 x 65 cm - 2003
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Trinité
44 x 64 cm -1986
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Divinité
50 x 65 cm - 2003
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Jean-Christophe Philippi est né à Strasbourg le 13 avril 1963, jour de la fête des fous au Moyen Age, ce qui lui a toujours beaucoup plu. Il a grandi dans cette ville médiévale et mystérieuse dont l’architecture étrange et cosmopolite, les ruelles tortueuses, les hautes façades, le secret de ses habitations anciennes fermées sur des cours obscures ont profondément marqué son tempérament... Les vitraux de la cathédrale sont extraordinaires, ils le fascinent, il va souvent les regarder et ne peut en détacher son regard. Les couleurs émergent de l’obscurité de façon surnaturelle.  Il découvre grâce à un oncle la peinture surréaliste, puis les expressionnistes allemands. Il passe des après-midi entières à la bibliothèque municipale de Strasbourg. En ce lieu, il découvre Van Gogh, Soutine, Dubuffet, Picasso. Il reste fasciné des heures entières devant les reproductions des peintures. Aussi il s’essaie très vite à la peinture d’abord très naïvement puis tout son temps libre sera consacré à la peinture et au dessin. Il suit des cours du soir à l’école des arts décoratifs et se fait la promesse intérieure de devenir peintre.

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À quinze ans, Il participe à une exposition à Strasbourg avec trois camarades. Il peint de plus en plus et termine son lycée. La peinture est sa principale occupation. Il commence à participer à des expositions de groupe à Strasbourg et en Allemagne, il fait quelques expositions personnelles à Colmar, Bâle et Strasbourg. À cette époque, entre 20ans et 25 ans, il peint ce qu’il a appelé des « monstres » : personnages fantastiques et rituels, êtres totémiques troués d’yeux, créatures émergeant de l’obscurité, figures tourmentées, défilé d’êtres lugubres et nocturnes, faces aux yeux exorbités, personnages tyranniques. Il s’agit de tout un travail d’exorcisme douloureux. Mais deux versants coexistent dans son travail : il dessine aussi beaucoup à la craie grasse des personnages de carnaval très colorés, gais et ironiques ainsi qu’un bestiaire fantastique et des êtres à la sexualité burlesque et drolatique.

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Pastel gras recouvert d’un enduit marron gratté avec un pièce de monnaie
65 x 50 cm - 2000

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Parallèlement à la peinture, il mène des études littéraires et espère pouvoir trouver un équilibre ou un compromis entre l’art et l’enseignement. Il s’intéresse beaucoup à l’histoire récente, lit beaucoup de témoignages sur les deux guerres mondiales et trouve dans la bibliothèque de son oncle les ouvrages de Hannah Arendt, Karl Jaspers et W Benjamin. Il réussit ses études et les termine par une maîtrise sur Michel de Montaigne. Un an plus tard il est devenu professeur de français. Son entourage et des amis passionnés d’art conceptuel le persuadent que la peinture n’est plus un art de notre temps, qu’il ne sert à rien de s’acharner : c’est un art dépassé et ringard. Il a le sentiment que sa vie s’effondre, ce qui faisait sa passion et sa raison de vivre lui apparaît alors impossible et comme frappé d’un interdit; il se résigne.

Ce n’est que dix ans plus tard, après avoir vu des œuvres d’artistes de l’Art brut qu’un choc se produit. Sa vision de l’art en est ébranlée. Tout son pessimisme est remis en question, il comprend que tout est encore possible, que la peinture n’est pas un art caduc, bien au contraire. Les artistes les plus puissants, les plus forts, sont des peintres et des dessinateurs…Il y a eu au XXe° siècle des créateurs qui ont bouleversé l’histoire de l’art en créant des œuvres d’une puissance inouïe avec des moyens pauvres, en dehors de toute influence, et en dehors du cercle culturel : c’est le plus grand événement de la modernité. La puissance et l’énergie de ces œuvres est telle qu’elle laisse en arrière-fond tout l’art formel et conceptuel mis en avant par les institutions qui apparaît soudain comme une sorte d’académisme pédagogique très éloigné de l ‘essence de la création et de toute spiritualité ; un art souvent faible, complaisant et chic.

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Il décide de concentrer toute son énergie sur la peinture et le dessin. D’abord il est profondément influencé par les artistes de l’Art brut; par leur force, par leur violence, par la complexité de leur univers, par leur spiritualité, à cause de leur affranchissement par rapport aux canons artistiques et esthétiques.

Il comprend que les « plus grands de l’Art brut » ne sont pas des gens tout à fait indemnes de culture, mais qu’au contraire ce sont des artistes qui possèdent une haute culture, non livresque, et qui ont élaboré toute une cosmogonie personnelle, tout un univers complexe. Ce rapport à la culture et à l’art, très différent de celui imposé par les institutions, le passionne. Il croit comprendre qu’au fond les artistes « bruts » sont des gens pour qui l’histoire personnelle, leur biographie, était trop douloureuse et, ils ont en quelque sorte troqué cette histoire personnelle contre l’Histoire avec un grand H, en intériorisant les tourments et les fractures de l’Histoire récente pour en faire une œuvre. Savoir cela le motive profondément.

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Acrylique sur papier froissé
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Il peint et dessine beaucoup dans l’enthousiasme; petit à petit les démons et les créatures de ses vingt ans, les motifs obsessionnels ressurgissent ainsi que les figures fantomatiques et les personnages fantastiques. Il s’enferme dans son atelier et produit des milliers de dessins presque à l’aveugle. Il entasse ses œuvres comme pour en faire des piles d’énergie, il essaie toutes sortes de techniques sans se préoccuper de montrer ou d’exposer. Il tente de faire émerger le monde intérieur tourmenté qu’il avait refoulé si longtemps et il se protège du regard des autres souvent castrateur et trop culturel. Il commence à reprendre confiance en lui et décide d’aller montrer ses travaux. Plusieurs personnes l’encouragent immédiatement. Aujourd’hui il peint et dessine beaucoup, c’est l’essentiel de son activité : il sait que rien ne pourra plus l’arrêter.

Jean-Christophe Philippi

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Pastel sec
70 x 120 cm - 1997
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Lieux d'expositions
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07.07.2006

Maximilian Nickl

Maximilian Nickl

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49 x 33 cm 

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63 x 44 cm 

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56 x 42 cm 

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63 x 44 cm

 

05.07.2006

Bruno Montpied

         art art singulier Bruno Montpied art outsider
 
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Au charmant pays des endeuillés
18 x 26 cm - 2000 

Né en 1954 en région parisienne. Après des études paresseuses qui le mènent vers les matières littéraires, il renoue vers 1976 en autodidacte absolu avec la peinture et le dessin qu’il n’avait plus revus depuis la maternelle.

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Le Bonnet d'âne
32 x 24 cm - 1994 

 

En dépit des modes universitaires des années 70, il découvre le surréalisme, puis le groupe COBRA, et enfin l’art brut, ce dernier le menant à découvrir ensuite l’art naïf et l’art populaire rustique. Séduit par l’idée d’une création qui n’a besoin d’aucune hiérarchie pour pouvoir éclore ici ou là, il se met à rechercher à partir des années 80 des créateurs populaires, ce qui l’encourage dans ses propres exercices. Il publie le résultat de ses recherches dans diverses revues spécialisées (Raw Vision, Plein Chant, Création Franche, Artension, Réfractions, SURR, etc.).

 

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La Bête noire, le diable et l'ange
29 x 37 cm - 2006
 
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Aubades pour Odalisque
24 x 32 cm - 2000
 

Il commence à exposer ses peintures à partir de 1977, de façon sporadique et irrégulière. Il travaille en général sur des petits formats, de plus en plus à l’aide de l’encre, composant de façon automatique, en jouant du hasard et d’expérimentations diverses, des scènes fouillées, complexes, pas aisément interprétables (les titres qu’il donne à ces œuvres sont une gageure à chaque fois). Ayant commencé au début de ses travaux par un emploi fréquent de la couleur la plus vive, sa palette a évolué par la suite vers plus de modération, et d’unicité chromatique.

A partir de juin 2007, il lance et anime un blog sur internet, Le Poignard Subtil, où il fait de l’information sur l’actualité des arts spontanés en tous genres, y défendant aussi par la présentation de diverses enquêtes et expériences ce qu’il a fini par définir comme une "poétique de l’immédiat".
 
 
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Quand on débat, on se débat...
24 x32 cm - 2007 

Expositions récentes :

 

2007. Ai Margini dello Sguardo, l’Arte Irregolare nella Collezione Menozzi, Biblioteca Panizzi, Reggio-Emilia, Italie.

2006. 9ème Festival d’Art Singulier à Aubagne. Une salle était organisée par B.M. avec 16 créations qu’il avait rassemblées pour l’occasion, dont un petit ensemble de ses peintures.

2006.  Le moi et son double, Rencontres d’Art au musée Ingres,  Montauban.

2005. Galerie Dettinger-Mayer, Lyon.

 

Une centaine de ses œuvres ont fait l’objet d’une donation au musée de la Création Franche à Bègles (Gironde). Quelques œuvres sont également présentes au musée d’art naïf et outsider de Zwolle hébergé provisoirement au musée du Docteur Guislain à Gand en Belgique. Une vingtaine d’œuvres font également partie de la collection du musée de Pampelune en Espagne. Une dizaine sont également entrées dans le cabinet des estampes de la Bibliothèque Panizzi à Reggio-Emilia dans le cadre d’une donation du critique d’art Dino Menozzi.

 

B.M., février 2008

 

 

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Contact :

 

 email : lesciapode@yahoo.fr

02.07.2006

George A. Jagiello dit Emo

George A. Jagiello

art outsider Emo  self-taught

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    Father Time
 what mother nature doesn't teach you ...
Father time will !

 43 x 34 cm - 2008 

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George A Jagiello est né le 05 mai 1940 à Boston, Massachussets.

Véritable autodidacte, il s'est toujours activement impliqué dans l'expression créative depuis son plus jeune âge, au travers de la peinture, de la gravure à l'eau forte sur verre, du travail sur bois, de la sculpture, de la soudure, de l'art de braser, du travail sur petites pierres et du collage, en utilisant tous les matériaux qui lui tombaient sous la main et ce dans tous les domaines.
 
À partir de l'âge de 27 ans, il tient un magasin de fournitures d'art et enseigne aux enfants la peinture. Durant 37 années, il utilise la plupart de son temps libre à dessiner, faire des esquisses, peindre et écrire. À la retraite, il a enfin le temps, l'expérience et l'energie nécessaire pour se consacrer entièrement à son expression créative. Son épouse Fredi l'encourage à lister ses oeuvres et à en vendre sur un célèbre site d'enchères, ce qu'il fait depuis avril 2007 sous le pseudo EMO.
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The blues nun 

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On my mind & Off the cuff
The 7 faces of death
The catskills New York
22,5 x 28 cm - EMO 88
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In the when the "oomphs" mate
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Lorsqu'on demande à George Jagiello pourquoi il classe ses oeuvres en tant qu' "insane art" , il répond :
"Car je dessine ou peint ce que je vois dans mon esprit, ou dans le papier, dans l'eau, le sable, les nuages ou même dans la peinture écaillée.
Ce sont des pensées, des images folles que la plupart des gens, tout comme moi, censurent, refusent et rejettent. Elles ne sont pas rationnelles. Ce sont des petits aperçus privés que j’ai décidé de partager de façon anonyme à travers ma création. La plupart de mes proches et amis, ne savent toujours pas à ce jour que je peins, sculpte, dessine de cette façon. Je suis une personne très secrète, j’ai vécu toute ma vie de cette façon. Les personnes avec qui j’ai travaillé pendant plus de 37 ans ne savent pas que mon temps libre ne se limite pas qu’au jardinage, à la pêche ou des longs voyages avec mon épouse Fredi… J’espère que vous comprenez ce que j’essaie de faire. Je n’aime pas ma façon de penser, je l’adore !! "
George Jagiello
 
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Confined in solitary
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  Rock shadows and spirits at four corners

Au revers de cette oeuvre se trouve le portrait de  George A. Jagellio " Emo".

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Copie de george jagiello 1.JPG
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  A train fish 2am- New York/New York                    Keep off the grass New York city
      24,5 x 24,5 cm - emo 88                          24,7 x 24,5 cm - EMO 88
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         Fish caught up in the great flood                   Calimageddon 2012 - California 12/21/2012
  24,4 x 25 cm - emo 89                              31,5 x 32 cm - EMO 89
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Whiskey river running dry
We are all fish in whiskey river running dry
9 x 38 cm - EMO 89
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12.04.2006

Jerzy Ruszczynski par Jeanine Rivais

 Jerzy Ruszczynski en lutte contre son monde

                              « Inhumain ». art outsider

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                        Jerzy Ruszczynski n’a ni un esprit simple, ni un cœur léger ! En attestent ses dessins mettant à nu son mal-être existentiel, son intérêt angoissé pour l’humanité, et les aléas de son environnement. Environnement qui est un huit clos, au fil duquel le visiteur avance, perplexe, sans avoir jamais la certitude de détenir la bonne clé. D’autant que ne respectant aucune tradition artistique, mais ayant créé son style éminemment personnel, l’artiste ne lui livre jamais tout prêt ce qu’il exprime ; et que les titres eux-mêmes, dont l’importance semble évidente ne permettent à quiconque de comprendre jusqu’où il a souhaité aller ? Progressivement, pourtant, ce visiteur prend conscience de la « profondeur psychologique » des scènes de Jerzy Ruszczynski : Bien que plusieurs années d’études plastiques l’empêchent d’appartenir à l’art brut, il produit un « Art immédiat », rendu particulièrement net par l’utilisation des crayons de couleurs avec lesquels il exprime sans nuances, l’essentiel de ce qu’il « dit ». A savoir sa difficulté à trouver un équilibre dans le monde ; l’âpreté avec laquelle il cherche à tirer la quintessence des objets qui « entourent »,  « situent » ses personnages ; la récurrence de leur présence et leur rôle de générateurs d’épouvante dans la gestation de l’œuvre : le fait qu’ici, n’existent aucun espace « vide », aucune respiration pour ces êtres serrés les uns contre les autres et pourtant empêchés de communiquer …

                    Subséquemment, sachant qu’il s’agit d’épisodes tirés du quotidien, longtemps après qu’ils soient advenus, c’est-à-dire à un moment où n’agissent plus que la mémoire, le souvenir, la fantasmagorie- ce visiteur va essayer de pénétrer dans ces lieux indéfinis, clos sans aucune amorce d’ouverture. Tour à tour, il va parvenir ( We measure) à des routes tortueuses, boueuses, inondées sinuant dans le paysage…à des personnages hurlant, en se cramponnant à des pieux pour résister à la violence de cette tornade qui abat des arbres ; et à des maisons avec lesquelles le vent (toujours lui ) semble jouer au chamboule tout. Mais pourquoi ici cet unique oiseaux éperdu, là ce chien affolé ? Et surtout, que fait, incongrue au milieu de l’image, cette bouche calme et sensuelle, magnifiquement dessinée et maquillée, qui semble échapper complètement à la folie régnant tout autour d’elle ?

                                                                                       

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                        D’œuvre en œuvre, reviennent le même questionnement, l’enchaînement des possibilités, la même violence : Personnage tendant les bras pour échapper à l’écrasement par un arbre qui s’abat sur lui (Blanchir) ; et à la noyade, alors que des gouttes énormes le menacent de tous côtés. Bras serrés en des sortes d’étaux ( La machine infernale), tandis qu’au-dessus un monstrueux oiseaux lance de part et d’autre du bout de ses ailes, des courants électriques ; et qu’une jeune femme nage éperdument pour échapper à cette horreur. Individus debout près de quatres fenêtres ouvertes sur l’obscurité bleue ( Voyage au bout de la nuit ), tandis que par les interstices inférieurs se déversent des flots de sang. Etres masculins, toutes dents dehors ( Jalousie), en train de se battre pour une femme située entre eux deux, ect …

                                                                                     

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                       Il faudrait à l’infini, reprendre toutes ces situations, inventorier les éléments qui en font des scènes cauchemardesques ; voir comment des objets banals (pincettes, brosses, peignes …) interviennent dans les relations intra muros ; deviner pourquoi ce paisible Goûter en famille où deux femmes s’apprêtent en souriant à servir, devient soudain la proie d’un « père ? » « mari ? » « ogre ? » … dont la tête part des jambes, bée méchamment par-dessus ses dents énormes tandis que, le bras levé, il met le feu à la maison. Découvrir, en somme pourquoi « la tranquille machine »* s’est ainsi détraquée pour générer ces univers kafkaïens, tous différents, et néanmoins toujours les mêmes, la violence allant crescendo jusqu’au moment où Ruszczynski / dessinateur à court d’arguments pour continuer, Ruszczynski / écrivain prend la relève, et avec force flèches, écritures dispersées ou textes constitués, mène la scène à son paroxysme.

 

                                                                                                 

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                          Parfois pourtant, la volonté de « libération » de Jerzy Ruszczynski est flagrante. Ainsi, dans « Les portes magiques », par exemple, crée-t-il deux personnages souriants, lorgnant sans ambiguïté l’un vers l’autre. Chacun dans l’espace qui lui est dévolu, supportant une partie du globe terrestre. Seulement voilà, au-dessus de leurs têtes, vole un oiseau à quatre becs acérés. Et, entre leurs deux cellules d’une rigueur scientifique, en est érigée une troisième, dans laquelle a poussé un arbre, dans l’encadrement d’une porte intérieure. Mort maintenant sauf deux ultimes feuilles ; et dont les racines rampent comme une pieuvre. « chez l’homme », des outils vrillent la paroi. « chez la femme », arrivent une main et des lampes électriques. Ce ne sont pas des objets que lui envoyait l’homme : ils n’ont pas pu traverser l’épaisseur de la paroi ! Finalement, puisque ces deux personnages sont incapables d’ouvrir la plus petite brèche, cet espace est-il plus optimiste que les autres ? Ou bien, sommes-nous encore une fois dans un monde d’impossible communicabilité ? Il semble bien finalement que, quels que soient ses efforts pour « rencontrer ses êtres », Jerzy Ruszczynski en soit incapable, et qu’une rédhibitoire analogie dans la violence lie tous ses tableaux et intrigue celui qui tente d’en déchiffrer les multiples sens, à travers les aléas de ces vies improbables. Et si l’auteur de cette (ces) tragédie (s), est lui-même indéterminé devant ce qu’il exprime, comment un étranger en pénétrerait-il infailliblement les arcanes ?

 

                                                                                     

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                        Ainsi, Jerzy Ruszczynski en est-il venu à générer un monde à lui mais lui échappant sans cesse ; se voulant humain, mais se terminant toujours dans une insupportable ambiance ; composé d’individus lévitant entre enfermement et danger ; organisé sur des incertitudes par un artiste qui, outre celui de la couleur déjà évoqué, possède un talent inné de la composition et de la mise en scène. Qui crée, de ce fait, une œuvre majeure aux vibrations chromatiques si fortes, aux charges de matière si drues, qu’il faut prendre du champ pour les percevoir toutes ; un théâtre de la vie où se happent et se repoussent l’humanité et l’enfer. Un univers dérangeant, mais si puissant et personnel que personne n’envisagerait d’en changer le moindre trait de crayon.

                                                              Jeanine Rivais

*Kafka.                                                                        

     

   Englishmedium_drapeau-anglais-small.gif text :           

http://jrivais.club.fr/PAGES/ruszczi.htm

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26.03.2006

Ody Saban

art brut Ody Saban art outsider
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Photo Asher Levy

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Ni Dieu , Ni Argent
47 x 63 cm - 1984
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ODY SABAN Indiciple…                                                                                                    Photo Hérvé GROSS

Ody Saban est née à Istambul le 30 avril 1953. Après le divorce de ses parents, elle est confiée à des Sœurs italiennes puis françaises qui lui donnent une éducation catholique. Elle a 7 ans lorsque sa mère se remarie avec un peintre miniaturiste qui l'initie à la peinture. Après la mort de son père, elle se trouve de plus en plus livrée à elle-même et part pour Israël, où elle vivra dans des kibboutz de 1969 à 1977.

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ody saban
Alain, Agapée et Eros
Aquarelles encre de chine sur papier
74 x 50 cm - 2003
Alain, Agapée et Eros, tout comme Visage d'un Zapatiste, sont inspirés des écritures ottomanes : Les Tugra. Le Tuğra, tughra ou tugra (طغراء; Tuğra), est un mot turc qui désigne le monogramme des Sultans ottomans. Il présentait, sous la forme d'une calligraphie très élégante, le nom du sultan, son titre et son ascendance directe, la kunya (père et mère), ainsi que la formule "toujours victorieux".

Il commençait et authentifiait les documents officiels impériaux, ornait les monuments bâtis durant le règne, les fontaines ... Les tugra sont apparus à peu près en même temps que les signatures en Europe dans tous les états de culture turque (Khanat de Kazan, chez les Tatars...).
Le visiteur peut en admirer des représentations sur plusieurs monuments essaimés à travers l'ancienne capitale ottomane : Istanbul.

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Aloïse dans le terrain
47 x 62 cm - 1998
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O gens, Le temps c'est de l'art !
33 x 28 cm - 1991
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O gens, le temps 
                    c'est de l'art !

                          Les cils « lumière du jour » ne font pas d’ombre sur la poésie insurrectionnelle. 

                          Une chose est claire : le jour
                          Une autre chose est claire: la nuit

  Oui moi qui m’amenuise, sans que cela ne me nuise, ne me nomme-t-on la nuit ?

                       Toute chose qui vient à naître a la soie de l’être.
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                       Le soleil sans un pli développe ses étoiles sous des volcans nouveaux aux longues ailes de vulve, sous mon visage de vulve, aux yeux pyramidaux, renaissants, aux longs couloirs vivants.

                       A chaque palier soyeux-lumineux

                      On caresse l’intérieur de petites langues de feu.

  Thomas MORDANT
Recueil « Le Temps »

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Qui me fait attendre un quart d'heure ?
44 x 57 cm - 1999
Ody Saban obtient un diplôme d'Arts plastiques à l'Université de Haïfa en 1976 et part s'installer à Paris en 1977 où elle fréquente les Beaux-Arts jusqu'en 1980. Parmi ses nombreuses expressions artistiques, elle pratique la danse, la peinture, la poésie et des performances dans des squats d'artistes et joue un rôle important dans le mouvement Art Cloche en 1984. Elle s'implique également dans différents mouvements de femmes. Après un long séjour aux Etats-Unis, elle rentre en France où elle réside actuellement et épouse un homme qui lui donnera une fille prénommée Eden en 1982.
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Visage d'un Zapatiste
Dessin à l'encre de chine
69 x 43 cm - 1994
Oeuvre publiée dans le catalogue Ody Saban Utopiste par Le Musée de l'Art Différencié- asbl Créahm 2000.
A propos des Sorcières
"Même dans l'histoire de l'art, c'est l'art magique qui m'a particulièrement retenu : magie profane des dessins d'enfants, des oeuvres de naïfs, de fous et des handicapés mentaux, de Kandinsky, Remedios Varo, Matta,... magie rituelle des proues de pirogues polynésiennes, des statuettes inuïtes ou des poupées hopis.
Les mythes que j'invente parlent, par exemple, de femmes, d'érotisme, d'amour, de cuillères, d'yeux, de plantes et d'animaux sauvages et fantastique, des morts, de monstres bienveillants ou non, de petits enfants, de cérémonies involontaires, de curieux mélanges, de métamorphoses et de quelques diables qui sortent de leurs boîtes... Alors, sorcière ? Allez savoir..."
Ody Saban
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L'amoureux de Michel Labé
70 x 48 cm - 1996
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La Vénus Impudique
33 x 49 cm - Mai 1991

La venus impudique se trouve sur le site d'Ody Saban à la rubrique peinture aquarelles dessin, dans la partie écriture  : http://odysaban.free.fr/Oeuvres[2].htm

Juste au milieu se trouve le mot turc « Öldü » qui signifie « est mort » et la date du décès de son mari Gilles Perret, la même année que la guerre du Golfe.

La même année Ody Saban lit beaucoup de documents concernant les vénus et visite de nombreuses expositions sur les vénus préhistoriques européennes. Elle peint une série d'oeuvres à partir de toutes ces données. La tulipe est le symbole d'Istanbul, les mains sont le symbole de la civilisation de Chatal Hüyük, les poissons accrochés représentent Gilles Perret, qui était du signe du poisson.

Pourquoi cette venus est-elle sans tête ? Cela signifie « Il est mort, je peux cesser de l’aimer ».

Ody Saban

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Le plaisir à Baronheid
24,5 x 35 cm -Septembre 1999

Ody Saban dessine à l'encre de Chine sur du papier mousseline, pratique l'aquarelle et la peinture (huile et acrylique). Ces sortes de broderies aux couleurs chaudes rappellent les miniatures, mais aussi l'univers cosmopolite qui règne en Turquie, dont elle reste imprégnée. Ses dessins évoquent l'érotisme amoureux et chaque feuille est remplie d'enchevêtrements de corps, de visages, de fleurs, exprimant ainsi la plénitude féminine. Si elle s'identifie à Lilith, la femme maudite, c'est pour mieux combattre la misogynie, mais aussi pour révéler la magie qui se dégage de son univers chargé d'onirisme fantastique. 

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Rituel du tureau
97 x 63 cm - 1987
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La tulipe est une bouche qui crit à une main
32,5 x 23 cm - 1987
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L'Amour Fou
14 x 11 cm - 2003
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CADAVRE EXQUIS 2
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ODY SABAN & DAMIAN MICHAELS
17,8 x 21 cm - 02-05-98
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Où est ma maison ?
21 x 28 cm - 1977
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Ody Saban commence à soutenir en 1993 l’art des fous et des handicapés mentaux comme les trisomiques 21 et collabore aux différents mouvements d’outsider Français et étrangers. Elle diffuse actuellement l’œuvre d’Albert Mouhadeb enfermé à l’hôpital psychiatrique de Tel Aviv.

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Contact :
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22.03.2006

Jean Yves Lefebvre

art singulier Jean Yves Lefebvre art outsider

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                                  Jean-Yves Lefebvre est né à Besançon le 11 août 1957.

 

Dès l'âge de 15 ans, il est tenté par la peinture à l'huile. Plus tard il peint quelques vues de Lyon tout en poursuivant ses études. Ce n'est vraiment qu'à partir de 2000 qu’il se met sérieusement à la peinture. Sa première exposition a lieu en été 2001 dans le Cotentin. Plus tard, il expose dans un restaurant de la Croix Rousse : la Canille, où il fait par la suite deux autres expositions. Cela fait 11 ans qu’il peint des oeuvres d'art dans un atelier d'art nouveau et d'art brut, situé dans l'hôpital psychiatrique du Vinatier. Depuis 8 ans il s'est spécialisé dans la peinture acrylique.

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Le rêve
50 x 65 cm - 2005
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65 x 50 cm - 2003
Il s'essaye à la sculpture depuis quelques mois tout en poursuivant ardemment son travail dans le domaine de l'art brut avec les artistes Germiniani, Lambert et Chananeille. Jean-Yves Lefebvre fait de nombreuses expositions dans la région lyonnaise et dans le Cotentin.

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65 x 50 cm - 1999
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50 x 65 cm - 2006
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65 x 50 cm - 1999
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50 x 65 cm
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65 x 50 cm - 2003
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Contact :
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33 (0)6 670 11 358

 

07.03.2006

Claudine Goux

art singulier claudine goux art outsider

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Claudine Goux est née le 2 février 1945 à Niort, de parents enseignants. Elle entreprend des études de médecine qu'elle achève à Bordeaux, puis, après un stage d'un an en milieu hospitalier, elle abandonne sa carrière, se marie en 1971 avec un psychiatre et devient mère de famille. Ensemble, ils vivront successivement à Angoulême, Poitiers et Pau pour se fixer définitivement à Gradignan, en Gironde, où elle vit depuis 1990.

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21 x 14,5 cm
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Dessin sur tickets d'aéroport
8,5 x 5,5 cm - 2006

Cette artiste commence à peindre en 1971. Elle s'intéresse tout d'abord à l'art nègre et à Gauguin puis traverse une période cubiste. Mais très vite, elle trouve son propre langage pictural, proche de celui de la miniature et composé d'êtres imaginaires. A cette époque, elle découvre les écrits de Jean Dubuffet avec qui elle a un échange épistolaire. Aux alentours de 1978, elle rencontre Aristide Caillaud qui lui achète des œuvres, l'encourageant ainsi à poursuivre son cheminement solitaire.

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Carnet de croquis
17 x 11 cm - 1999/01
64 dessins
                                                                                
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Claudine Goux pratique la gravure, peint à la gouache et à l'acrylique, dessine à l'encre de Chine, réalise des triptyques dont le cadre est un prolongement pyrogravé de l'œuvre. Elle illustre également un nombre considérable d'ouvrages de poésie. Son travail, fait de ciselures et de fines hachures nous entraîne dans la mythologie et l'histoire des religions qui la passionnent. Cultivant simultanément le sacré et le profane, elle nous offre à voir, avec grande délicatesse, la quintessence de sa rêverie infinie.

 

 

 

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