25.01.2007
Evelyne Postic
10:37 Publié dans Evelyne Postic | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evelyne postic, art singulier, self taught, art outsider, création franche, neuve invention, dessin
10.07.2006
Jean Christophe Philippi
Jean-Christophe Philippi est né à Strasbourg le 13 avril 1963, jour de la fête des fous au Moyen Age, ce qui lui a toujours beaucoup plu. Il a grandi dans cette ville médiévale et mystérieuse dont l’architecture étrange et cosmopolite, les ruelles tortueuses, les hautes façades, le secret de ses habitations anciennes fermées sur des cours obscures ont profondément marqué son tempérament... Les vitraux de la cathédrale sont extraordinaires, ils le fascinent, il va souvent les regarder et ne peut en détacher son regard. Les couleurs émergent de l’obscurité de façon surnaturelle. Il découvre grâce à un oncle la peinture surréaliste, puis les expressionnistes allemands. Il passe des après-midi entières à la bibliothèque municipale de Strasbourg. En ce lieu, il découvre Van Gogh, Soutine, Dubuffet, Picasso. Il reste fasciné des heures entières devant les reproductions des peintures. Aussi il s’essaie très vite à la peinture d’abord très naïvement puis tout son temps libre sera consacré à la peinture et au dessin. Il suit des cours du soir à l’école des arts décoratifs et se fait la promesse intérieure de devenir peintre.
À quinze ans, Il participe à une exposition à Strasbourg avec trois camarades. Il peint de plus en plus et termine son lycée. La peinture est sa principale occupation. Il commence à participer à des expositions de groupe à Strasbourg et en Allemagne, il fait quelques expositions personnelles à Colmar, Bâle et Strasbourg. À cette époque, entre 20ans et 25 ans, il peint ce qu’il a appelé des « monstres » : personnages fantastiques et rituels, êtres totémiques troués d’yeux, créatures émergeant de l’obscurité, figures tourmentées, défilé d’êtres lugubres et nocturnes, faces aux yeux exorbités, personnages tyranniques. Il s’agit de tout un travail d’exorcisme douloureux. Mais deux versants coexistent dans son travail : il dessine aussi beaucoup à la craie grasse des personnages de carnaval très colorés, gais et ironiques ainsi qu’un bestiaire fantastique et des êtres à la sexualité burlesque et drolatique.
Parallèlement à la peinture, il mène des études littéraires et espère pouvoir trouver un équilibre ou un compromis entre l’art et l’enseignement. Il s’intéresse beaucoup à l’histoire récente, lit beaucoup de témoignages sur les deux guerres mondiales et trouve dans la bibliothèque de son oncle les ouvrages de Hannah Arendt, Karl Jaspers et W Benjamin. Il réussit ses études et les termine par une maîtrise sur Michel de Montaigne. Un an plus tard il est devenu professeur de français. Son entourage et des amis passionnés d’art conceptuel le persuadent que la peinture n’est plus un art de notre temps, qu’il ne sert à rien de s’acharner : c’est un art dépassé et ringard. Il a le sentiment que sa vie s’effondre, ce qui faisait sa passion et sa raison de vivre lui apparaît alors impossible et comme frappé d’un interdit; il se résigne.
Ce n’est que dix ans plus tard, après avoir vu des œuvres d’artistes de l’Art brut qu’un choc se produit. Sa vision de l’art en est ébranlée. Tout son pessimisme est remis en question, il comprend que tout est encore possible, que la peinture n’est pas un art caduc, bien au contraire. Les artistes les plus puissants, les plus forts, sont des peintres et des dessinateurs…Il y a eu au XXe° siècle des créateurs qui ont bouleversé l’histoire de l’art en créant des œuvres d’une puissance inouïe avec des moyens pauvres, en dehors de toute influence, et en dehors du cercle culturel : c’est le plus grand événement de la modernité. La puissance et l’énergie de ces œuvres est telle qu’elle laisse en arrière-fond tout l’art formel et conceptuel mis en avant par les institutions qui apparaît soudain comme une sorte d’académisme pédagogique très éloigné de l ‘essence de la création et de toute spiritualité ; un art souvent faible, complaisant et chic.
Il décide de concentrer toute son énergie sur la peinture et le dessin. D’abord il est profondément influencé par les artistes de l’Art brut; par leur force, par leur violence, par la complexité de leur univers, par leur spiritualité, à cause de leur affranchissement par rapport aux canons artistiques et esthétiques.
Il comprend que les « plus grands de l’Art brut » ne sont pas des gens tout à fait indemnes de culture, mais qu’au contraire ce sont des artistes qui possèdent une haute culture, non livresque, et qui ont élaboré toute une cosmogonie personnelle, tout un univers complexe. Ce rapport à la culture et à l’art, très différent de celui imposé par les institutions, le passionne. Il croit comprendre qu’au fond les artistes « bruts » sont des gens pour qui l’histoire personnelle, leur biographie, était trop douloureuse et, ils ont en quelque sorte troqué cette histoire personnelle contre l’Histoire avec un grand H, en intériorisant les tourments et les fractures de l’Histoire récente pour en faire une œuvre. Savoir cela le motive profondément.
Il peint et dessine beaucoup dans l’enthousiasme; petit à petit les démons et les créatures de ses vingt ans, les motifs obsessionnels ressurgissent ainsi que les figures fantomatiques et les personnages fantastiques. Il s’enferme dans son atelier et produit des milliers de dessins presque à l’aveugle. Il entasse ses œuvres comme pour en faire des piles d’énergie, il essaie toutes sortes de techniques sans se préoccuper de montrer ou d’exposer. Il tente de faire émerger le monde intérieur tourmenté qu’il avait refoulé si longtemps et il se protège du regard des autres souvent castrateur et trop culturel. Il commence à reprendre confiance en lui et décide d’aller montrer ses travaux. Plusieurs personnes l’encouragent immédiatement. Aujourd’hui il peint et dessine beaucoup, c’est l’essentiel de son activité : il sait que rien ne pourra plus l’arrêter.
Jean-Christophe Philippi
09:40 Publié dans Jean-Christophe Philippi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : art, outsider, art brut, art singulier, neuve invention, création franche, jean christophe philippi
05.07.2006
Bruno Montpied
Né en 1954 en région parisienne. Après des études paresseuses qui le mènent vers les matières littéraires, il renoue vers 1976 en autodidacte absolu avec la peinture et le dessin qu’il n’avait plus revus depuis la maternelle.
En dépit des modes universitaires des années 70, il découvre le surréalisme, puis le groupe COBRA, et enfin l’art brut, ce dernier le menant à découvrir ensuite l’art naïf et l’art populaire rustique. Séduit par l’idée d’une création qui n’a besoin d’aucune hiérarchie pour pouvoir éclore ici ou là, il se met à rechercher à partir des années 80 des créateurs populaires, ce qui l’encourage dans ses propres exercices. Il publie le résultat de ses recherches dans diverses revues spécialisées (Raw Vision, Plein Chant, Création Franche, Artension, Réfractions, SURR, etc.).
Il commence à exposer ses peintures à partir de 1977, de façon sporadique et irrégulière. Il travaille en général sur des petits formats, de plus en plus à l’aide de l’encre, composant de façon automatique, en jouant du hasard et d’expérimentations diverses, des scènes fouillées, complexes, pas aisément interprétables (les titres qu’il donne à ces œuvres sont une gageure à chaque fois). Ayant commencé au début de ses travaux par un emploi fréquent de la couleur la plus vive, sa palette a évolué par la suite vers plus de modération, et d’unicité chromatique.
Expositions récentes :
2007. Ai Margini dello Sguardo, l’Arte Irregolare nella Collezione Menozzi, Biblioteca Panizzi, Reggio-Emilia, Italie.
2006. 9ème Festival d’Art Singulier à Aubagne. Une salle était organisée par B.M. avec 16 créations qu’il avait rassemblées pour l’occasion, dont un petit ensemble de ses peintures.
2006. Le moi et son double, Rencontres d’Art au musée Ingres, Montauban.
2005. Galerie Dettinger-Mayer, Lyon.
Une centaine de ses œuvres ont fait l’objet d’une donation au musée de la Création Franche à Bègles (Gironde). Quelques œuvres sont également présentes au musée d’art naïf et outsider de Zwolle hébergé provisoirement au musée du Docteur Guislain à Gand en Belgique. Une vingtaine d’œuvres font également partie de la collection du musée de Pampelune en Espagne. Une dizaine sont également entrées dans le cabinet des estampes de la Bibliothèque Panizzi à Reggio-Emilia dans le cadre d’une donation du critique d’art Dino Menozzi.
B.M., février 2008
email : lesciapode@yahoo.fr
15:05 Publié dans Bruno Montpied | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art, outsider, art brut, art singulier, neuve invention, bruno montpied, le poignard subtil
22.03.2006
Jean Yves Lefebvre
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Dès l'âge de 15 ans, il est tenté par la peinture à l'huile. Plus tard il peint quelques vues de Lyon tout en poursuivant ses études. Ce n'est vraiment qu'à partir de 2000 qu’il se met sérieusement à la peinture. Sa première exposition a lieu en été 2001 dans le Cotentin. Plus tard, il expose dans un restaurant de la Croix Rousse : la Canille, où il fait par la suite deux autres expositions. Cela fait 11 ans qu’il peint des oeuvres d'art dans un atelier d'art nouveau et d'art brut, situé dans l'hôpital psychiatrique du Vinatier. Depuis 8 ans il s'est spécialisé dans la peinture acrylique.
09:00 Publié dans Jean Yves Lefebvre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Art, art brut, art singulier, outsider, création franche, Jean Yves Lefebvre, neuve invention
07.03.2006
Claudine Goux
art singulier claudine goux art outsider
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Claudine Goux est née le 2 février 1945 à Niort, de parents enseignants. Elle entreprend des études de médecine qu'elle achève à Bordeaux, puis, après un stage d'un an en milieu hospitalier, elle abandonne sa carrière, se marie en 1971 avec un psychiatre et devient mère de famille. Ensemble, ils vivront successivement à Angoulême, Poitiers et Pau pour se fixer définitivement à Gradignan, en Gironde, où elle vit depuis 1990.
Cette artiste commence à peindre en 1971. Elle s'intéresse tout d'abord à l'art nègre et à Gauguin puis traverse une période cubiste. Mais très vite, elle trouve son propre langage pictural, proche de celui de la miniature et composé d'êtres imaginaires. A cette époque, elle découvre les écrits de Jean Dubuffet avec qui elle a un échange épistolaire. Aux alentours de 1978, elle rencontre Aristide Caillaud qui lui achète des œuvres, l'encourageant ainsi à poursuivre son cheminement solitaire.



































































