11.10.2007
Expositions
Exposition Jean-Christophe Philippi
Vernissage de l'exposition Samedi 24 Octobre, à 16 h
Exposition ouverte du 24 octobre au 7 novembre 2009
Du mercredi au samedi de 14h à 18h.
Le Musée des Arts Buissonnier
12370 Saint Sever du Moustier
nt@saint-sever.net
Vernissage qui aura lieu Jeudi 15 octobre à partir de 18 h 30.
Jean-Louis FARAVEL
Président oeil-art
0667011358
oeil-art@orange.fr
Ce petit musée rassemble des œuvres de créateurs d'arts bruts et d'artistes singuliers contemporain, dans la continuité des expositions "Un Monde de Bruts" présentées à Saint Sever du Moustier depuis 2001.
Un univers riche et très varié, mettant en scène les créations de
Pierre ALBASSER, Paul AMAR, Pierre AMOURETTE, Patrick CHAPELIERE, Madge GILL, Ted GORDON, Sabrina GRUSS, Chris HIPKISS, Mister IMAGINATION, Joseph KURHAJEC, Joël LORAND, Damian MICHAELS, Stani NITKOWSKI, Jean-Christophe PHILIPPI, André ROBILLARD, Jerzy RUSZCZYNSKI, Ghyslaine et Sylvain STAËLENS, Jean TOURLONIAS, ...
WEB SIDE : http://www.arts-buissonniers.com/
Elle réunira trois intervenants de renom :
Lucienne Peiry, docteur en Histoire de l’Art. Après Michel Thévoz et Genevière Roulin, Lucienne Peiry assure la direction de la Collection de l’Art Brut de Lausanne. Collection initialement créée par Jean Dubuffet, concepteur de la notion d’Art Brut. Lucienne Peiry est auteur de nombreuses publications parmi lesquelles « L’art brut », paru en 2006.
Roger Cardinal, membre du conseil consultatif de la Collection de l’Art Brut à Lausanne est professeur d’université en Littérature et Arts Visuels, en Angleterre. Il est l’inventeur de l’appellation Art Outsider et a collaboré à de nombreuses publications. Son ouvrage, Outsider Art, a paru en 1972.
Gérard Sendrey, initiateur et créateur de la Création Franche et du musée du même nom, avec le soutien du nouveau maire de Bègles, Noël Mamère, en 1989. Il devient musée municipal en 1996. Gérard Sendrey en a assuré la direction artistique durant vingt ans. Il est lui-même créateur et ses œuvres sont présentes dans la collection Neuve Invention de Lausanne.
L'art singulier en campagne les 19, 20 et 21 juin 2009 à Miermaigne (28480).
Avec : Bernadette Leclerc, Pierre Darcel, Kati, Robert Parrenin, Sylvie Kyral, Bertrand Lacy, Bruno Salaün, Alberto Cuadros, Emmanuel Brossier, Marc Moro, Marc Favriau, Chamoro, Kaoline, Jean Christophe Humbert, Ayaso, Giovanni Scarciello, Magali Taragonnet, Claudine Loquen, Vally, Franck Rouilly, Marie-Françoise Valois, Elisa Paule, Barbara, Jean Christophe Grevet, Roho, Denis Bonnes, K-Roll, Robert Rey, Jean-Nicolas Reinert, Monique Le Hingrat Villon, Jean Jacques Royo, Natacha, Annie Mallet, Zette Sautard, Stéphane Cerruti, Les Magik'x, Denise Willem, Anne Grenier, Catrina,Alain Chaste, Paul Herail ainsi que Jean-Michel Chesne qui a réalisé l'affiche de l'exposition .
Exposition collective
du 3 au 30 mars 2009
Jean-Michel CHESNE • Annie COHEN • Caroline DEMONGEL
Jean DEMELIER • Joseph KURHAJEC • Bruno MONTPIED
Jude MORNIER • Sylvia K. REYFTMANN
Bruno Montpied, Le Château qui prend vie, 30x37cm, 2006
Galerie Halle Saint Pierre
2, rue Ronsard – 75018 Paris
Entrée libre.Tous les jours de 10h à 18h
Renseignements : 01 42 58 72 89
En partenariat avec le Salon du dessin contemporain
www.salondudessincontemporain.com
Festival international
Art Singulier Contemporain
Bézu St Eloi (Eure)
Situé à 70km de Paris Notre Dame
et seulement 7km de la Région Parisienne sur l’axe Paris-Rouen
Les 30 et 31 mai 2009
Entrée libre de 11h à 19h
Liste des Artistes :
Yvon Taillandier (Invité d’honneur et Président du Jury)
et, dans l’ordre d’apparition :
Jerzy Rusczcynski, Hideaki Shimada, Jesse Reno, Anaka,
Jean Jacques Royo, Jean Christophe Philippi, Jorge Porras,
Chamoro, Richard Halimi, Alberto Cuadros, Michel Smolec,
Laure Ketfa, Jean Claude Delannoy (JC4004), Melain N’Zindou,
Anne Grenier, Toto Pissaco, Roland Bideau, Claudine Loquen,
Giovanni Scarciello, Denise Willem, Nicolas Malaize, Lionel Sourisseau...
Déjeuner avec les artistes sur réservation
Plus d’informations : Jean Luc 02.32.27.57.72
Mail : contact@gbaab.fr
Au Programme :
Bruno Montpied "De l'art populaire à l'art immédiat"
( Diaporama sur la création buissonnière)
Emmanuel Boussuge " Les irréguliers du canal "
(Diaporama sur l'art insolite)
Huile de chien
( un court-métrage de David Chambriard et Frank Fiat d'après Ambrose Bierce )
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11:06 Publié dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : exposition, facteur cheval, musée, festival art, galerie, art, joel lorand
20.02.2007
Artension

Rédaction - Administration - Publicité
ARTENSION
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Sarah Herlory
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Dans ce numéro de mars d’Artension, nous faisons, à travers les articles de Aude de Kerros, les entretiens aves Claude Mollard (premier Délégué aux Arts Plastiques en 1982) et Nathalie Heinich (sociologue de renom), des propositions pour des modifications structurelles de l’appareil, qui seront bien entendu envoyées au plus grand nombre possible de décideurs tant au niveau national que régional.
Nous demanderons rendez-vous auprès du Haut Conseil Marin Karmitz,pour lui faire des suggestions.
Nous poursuivrons les contacts que nous avons déjà avec les conseillers de l’Elysée et de Matignon.
Merci et bien amicalement
Pierre Souchaud
www.artension.fr
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11:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : artension, magazine, art, arts, outsider, art contemporain, art singulier
31.01.2007
Sylvia Fragoso
14:59 Publié dans Sylvia Fragoso | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sylvia fragoso, self taught, art, art outsider, art brut, art singulier, art thérapie
Willie White
Willie White
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Willie White est né le 25 décembre 1908 à Cranfield près de Natchez, Mississippi.
Il a appris à dessiner dans les années 60 alors qu'il travaillait en tant que concierge d'une boite de nuit à Canal Street à la Nouvelle Orléans, où il a vécu de nombreuses années.
Avec des formes simples et des couleurs propres dessinées au marqueur sur des posters, il peint une grande variété d'objets : des créatures préhistoriques, des animaux étranges, des oiseaux; la Terre, la Lune et les étoiles, des images religieuses, des maisons, des cactus… Les oeuvres de Willie White ont été exposées au Musée d'Art de la Nouvelle Orléans et dans d'autres expositions en Louisiane.
Willie White est décédé le 26 décembre 2000.
13:39 Publié dans Willie White | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : willie white, art brut, art outsider, self taught, dessin, art singulier, art
11.07.2006
Jerzy Ruszczynski
art art singulier Jerzy Ruszczynski art outsider
Albums 3D pris au hazard
Originaire d’une famille aux traditions nobles, son grand-père possédait un manoir à Lisiogóra, qui fut confisqué par les autorités communistes. Dès l’âge de 16 ans il travaille chez ses parents, aidant aux tâches domestiques. Jerzy a acquis les bases de la peinture et du dessin, par l'enseignement du professeur Kochanowski à la Maison Provinciale de la Culture d’Olsztyn pendant trois ans, puis il suit les leçons du professeur Hudyka pendant deux ans.
Depuis 1985 Jerzy Ruszczynski est en relation avec la Maison Provinciale de la Culture d’Olsztyn.
Concernant l’inspiration de ces créations, elle résulte de son besoin de découvrir le rapport entre deux mondes : interne et externe. C'est aussi une création de communication humaine en signes bien visibles. L’étape suivante a été le besoin de montrer les rapports psychologiques, existants à l’intérieur d'un cerveau humain, pour essayer de communiquer avec un récepteur, en créant les signes visibles déjà cités. Souvent, dans son art, du texte est employé, comme supplément au langage plastique.
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Les nombres 1, 2, 3 indiquent l’ordre de formation des fragments isolés de la peinture.
Les fragments suivants, commençant au nombre 1, représentent ce qui suit :
1/ Le début, l’infrastructure du tableau esquissé ; premier élément dans le flux des évènements relatés dans le tableau.
2/ Le sujet signifiant de la peinture, les portes étant des raccourcis vers les éléments suivants, tels que : la femme derrière les portes ; moi devant les portes, faisant le signe de la Croix.
3/ Moi, en tant que l’un des principaux éléments du tableau, en tant que fin de la situation introductive.
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The figures 1, 2 3 express the order of formation of individual fragments of the painting.
The next fragments beginning at number 1, represent what follows :
1/ The beginning, the framework of the sketched out picture, first element in the course of events related on the painting.
2/ The significant subject of the picture, doors beings shortcuts of the next elements such as : A woman behind the doors ; me in front of the doors, crossing myself.
3/ I, as one of the main elements of the picture ; as the end of the introductary situation.
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Ce dessin a été commencé le 16 septembre 2006, modifié suite à un rêve étrange survenu durant la nuit et a été achevé le 17 octobre très tôt le matin. Jerzy y a apporté des améliorations un an plus tard, presque jour pour jour, le 18 octobre 2007. Le thème est "le mystère des processus mentaux perçu au niveau du subconscient".
Il n'y a que le seuil émotionnel qui puisse donner accès à la voie royale, les chemins de la connaissance, autrement, n'y mènent jamais
09:45 Publié dans Jerzy Ruszczynski | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : jerzy ruszczynski, art, outsider, art brut, art singulier, peinture, surréalisme
10.07.2006
Jean Christophe Philippi
Jean-Christophe Philippi est né à Strasbourg le 13 avril 1963, jour de la fête des fous au Moyen Age, ce qui lui a toujours beaucoup plu. Il a grandi dans cette ville médiévale et mystérieuse dont l’architecture étrange et cosmopolite, les ruelles tortueuses, les hautes façades, le secret de ses habitations anciennes fermées sur des cours obscures ont profondément marqué son tempérament... Les vitraux de la cathédrale sont extraordinaires, ils le fascinent, il va souvent les regarder et ne peut en détacher son regard. Les couleurs émergent de l’obscurité de façon surnaturelle. Il découvre grâce à un oncle la peinture surréaliste, puis les expressionnistes allemands. Il passe des après-midi entières à la bibliothèque municipale de Strasbourg. En ce lieu, il découvre Van Gogh, Soutine, Dubuffet, Picasso. Il reste fasciné des heures entières devant les reproductions des peintures. Aussi il s’essaie très vite à la peinture d’abord très naïvement puis tout son temps libre sera consacré à la peinture et au dessin. Il suit des cours du soir à l’école des arts décoratifs et se fait la promesse intérieure de devenir peintre.
À quinze ans, Il participe à une exposition à Strasbourg avec trois camarades. Il peint de plus en plus et termine son lycée. La peinture est sa principale occupation. Il commence à participer à des expositions de groupe à Strasbourg et en Allemagne, il fait quelques expositions personnelles à Colmar, Bâle et Strasbourg. À cette époque, entre 20ans et 25 ans, il peint ce qu’il a appelé des « monstres » : personnages fantastiques et rituels, êtres totémiques troués d’yeux, créatures émergeant de l’obscurité, figures tourmentées, défilé d’êtres lugubres et nocturnes, faces aux yeux exorbités, personnages tyranniques. Il s’agit de tout un travail d’exorcisme douloureux. Mais deux versants coexistent dans son travail : il dessine aussi beaucoup à la craie grasse des personnages de carnaval très colorés, gais et ironiques ainsi qu’un bestiaire fantastique et des êtres à la sexualité burlesque et drolatique.
Parallèlement à la peinture, il mène des études littéraires et espère pouvoir trouver un équilibre ou un compromis entre l’art et l’enseignement. Il s’intéresse beaucoup à l’histoire récente, lit beaucoup de témoignages sur les deux guerres mondiales et trouve dans la bibliothèque de son oncle les ouvrages de Hannah Arendt, Karl Jaspers et W Benjamin. Il réussit ses études et les termine par une maîtrise sur Michel de Montaigne. Un an plus tard il est devenu professeur de français. Son entourage et des amis passionnés d’art conceptuel le persuadent que la peinture n’est plus un art de notre temps, qu’il ne sert à rien de s’acharner : c’est un art dépassé et ringard. Il a le sentiment que sa vie s’effondre, ce qui faisait sa passion et sa raison de vivre lui apparaît alors impossible et comme frappé d’un interdit; il se résigne.
Ce n’est que dix ans plus tard, après avoir vu des œuvres d’artistes de l’Art brut qu’un choc se produit. Sa vision de l’art en est ébranlée. Tout son pessimisme est remis en question, il comprend que tout est encore possible, que la peinture n’est pas un art caduc, bien au contraire. Les artistes les plus puissants, les plus forts, sont des peintres et des dessinateurs…Il y a eu au XXe° siècle des créateurs qui ont bouleversé l’histoire de l’art en créant des œuvres d’une puissance inouïe avec des moyens pauvres, en dehors de toute influence, et en dehors du cercle culturel : c’est le plus grand événement de la modernité. La puissance et l’énergie de ces œuvres est telle qu’elle laisse en arrière-fond tout l’art formel et conceptuel mis en avant par les institutions qui apparaît soudain comme une sorte d’académisme pédagogique très éloigné de l ‘essence de la création et de toute spiritualité ; un art souvent faible, complaisant et chic.
Il décide de concentrer toute son énergie sur la peinture et le dessin. D’abord il est profondément influencé par les artistes de l’Art brut; par leur force, par leur violence, par la complexité de leur univers, par leur spiritualité, à cause de leur affranchissement par rapport aux canons artistiques et esthétiques.
Il comprend que les « plus grands de l’Art brut » ne sont pas des gens tout à fait indemnes de culture, mais qu’au contraire ce sont des artistes qui possèdent une haute culture, non livresque, et qui ont élaboré toute une cosmogonie personnelle, tout un univers complexe. Ce rapport à la culture et à l’art, très différent de celui imposé par les institutions, le passionne. Il croit comprendre qu’au fond les artistes « bruts » sont des gens pour qui l’histoire personnelle, leur biographie, était trop douloureuse et, ils ont en quelque sorte troqué cette histoire personnelle contre l’Histoire avec un grand H, en intériorisant les tourments et les fractures de l’Histoire récente pour en faire une œuvre. Savoir cela le motive profondément.
Il peint et dessine beaucoup dans l’enthousiasme; petit à petit les démons et les créatures de ses vingt ans, les motifs obsessionnels ressurgissent ainsi que les figures fantomatiques et les personnages fantastiques. Il s’enferme dans son atelier et produit des milliers de dessins presque à l’aveugle. Il entasse ses œuvres comme pour en faire des piles d’énergie, il essaie toutes sortes de techniques sans se préoccuper de montrer ou d’exposer. Il tente de faire émerger le monde intérieur tourmenté qu’il avait refoulé si longtemps et il se protège du regard des autres souvent castrateur et trop culturel. Il commence à reprendre confiance en lui et décide d’aller montrer ses travaux. Plusieurs personnes l’encouragent immédiatement. Aujourd’hui il peint et dessine beaucoup, c’est l’essentiel de son activité : il sait que rien ne pourra plus l’arrêter.
Jean-Christophe Philippi
09:40 Publié dans Jean-Christophe Philippi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : art, outsider, art brut, art singulier, neuve invention, création franche, jean christophe philippi
07.07.2006
Maximilian Nickl
14:10 Publié dans Maximilian Nickl | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maximilian nickl, outsider, art brut, seft taught, art, art singulier, art thérapie
05.07.2006
Bruno Montpied
Né en 1954 en région parisienne. Après des études paresseuses qui le mènent vers les matières littéraires, il renoue vers 1976 en autodidacte absolu avec la peinture et le dessin qu’il n’avait plus revus depuis la maternelle.
En dépit des modes universitaires des années 70, il découvre le surréalisme, puis le groupe COBRA, et enfin l’art brut, ce dernier le menant à découvrir ensuite l’art naïf et l’art populaire rustique. Séduit par l’idée d’une création qui n’a besoin d’aucune hiérarchie pour pouvoir éclore ici ou là, il se met à rechercher à partir des années 80 des créateurs populaires, ce qui l’encourage dans ses propres exercices. Il publie le résultat de ses recherches dans diverses revues spécialisées (Raw Vision, Plein Chant, Création Franche, Artension, Réfractions, SURR, etc.).
Il commence à exposer ses peintures à partir de 1977, de façon sporadique et irrégulière. Il travaille en général sur des petits formats, de plus en plus à l’aide de l’encre, composant de façon automatique, en jouant du hasard et d’expérimentations diverses, des scènes fouillées, complexes, pas aisément interprétables (les titres qu’il donne à ces œuvres sont une gageure à chaque fois). Ayant commencé au début de ses travaux par un emploi fréquent de la couleur la plus vive, sa palette a évolué par la suite vers plus de modération, et d’unicité chromatique.
Expositions récentes :
2007. Ai Margini dello Sguardo, l’Arte Irregolare nella Collezione Menozzi, Biblioteca Panizzi, Reggio-Emilia, Italie.
2006. 9ème Festival d’Art Singulier à Aubagne. Une salle était organisée par B.M. avec 16 créations qu’il avait rassemblées pour l’occasion, dont un petit ensemble de ses peintures.
2006. Le moi et son double, Rencontres d’Art au musée Ingres, Montauban.
2005. Galerie Dettinger-Mayer, Lyon.
Une centaine de ses œuvres ont fait l’objet d’une donation au musée de la Création Franche à Bègles (Gironde). Quelques œuvres sont également présentes au musée d’art naïf et outsider de Zwolle hébergé provisoirement au musée du Docteur Guislain à Gand en Belgique. Une vingtaine d’œuvres font également partie de la collection du musée de Pampelune en Espagne. Une dizaine sont également entrées dans le cabinet des estampes de la Bibliothèque Panizzi à Reggio-Emilia dans le cadre d’une donation du critique d’art Dino Menozzi.
B.M., février 2008
email : lesciapode@yahoo.fr
15:05 Publié dans Bruno Montpied | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art, outsider, art brut, art singulier, neuve invention, bruno montpied, le poignard subtil
12.04.2006
Jerzy Ruszczynski par Jeanine Rivais
Jerzy Ruszczynski en lutte contre son monde
« Inhumain ». art outsider
. . .
Jerzy Ruszczynski n’a ni un esprit simple, ni un cœur léger ! En attestent ses dessins mettant à nu son mal-être existentiel, son intérêt angoissé pour l’humanité, et les aléas de son environnement. Environnement qui est un huit clos, au fil duquel le visiteur avance, perplexe, sans avoir jamais la certitude de détenir la bonne clé. D’autant que ne respectant aucune tradition artistique, mais ayant créé son style éminemment personnel, l’artiste ne lui livre jamais tout prêt ce qu’il exprime ; et que les titres eux-mêmes, dont l’importance semble évidente ne permettent à quiconque de comprendre jusqu’où il a souhaité aller ? Progressivement, pourtant, ce visiteur prend conscience de la « profondeur psychologique » des scènes de Jerzy Ruszczynski : Bien que plusieurs années d’études plastiques l’empêchent d’appartenir à l’art brut, il produit un « Art immédiat », rendu particulièrement net par l’utilisation des crayons de couleurs avec lesquels il exprime sans nuances, l’essentiel de ce qu’il « dit ». A savoir sa difficulté à trouver un équilibre dans le monde ; l’âpreté avec laquelle il cherche à tirer la quintessence des objets qui « entourent », « situent » ses personnages ; la récurrence de leur présence et leur rôle de générateurs d’épouvante dans la gestation de l’œuvre : le fait qu’ici, n’existent aucun espace « vide », aucune respiration pour ces êtres serrés les uns contre les autres et pourtant empêchés de communiquer …
Subséquemment, sachant qu’il s’agit d’épisodes tirés du quotidien, longtemps après qu’ils soient advenus, c’est-à-dire à un moment où n’agissent plus que la mémoire, le souvenir, la fantasmagorie- ce visiteur va essayer de pénétrer dans ces lieux indéfinis, clos sans aucune amorce d’ouverture. Tour à tour, il va parvenir ( We measure) à des routes tortueuses, boueuses, inondées sinuant dans le paysage…à des personnages hurlant, en se cramponnant à des pieux pour résister à la violence de cette tornade qui abat des arbres ; et à des maisons avec lesquelles le vent (toujours lui ) semble jouer au chamboule tout. Mais pourquoi ici cet unique oiseaux éperdu, là ce chien affolé ? Et surtout, que fait, incongrue au milieu de l’image, cette bouche calme et sensuelle, magnifiquement dessinée et maquillée, qui semble échapper complètement à la folie régnant tout autour d’elle ?
D’œuvre en œuvre, reviennent le même questionnement, l’enchaînement des possibilités, la même violence : Personnage tendant les bras pour échapper à l’écrasement par un arbre qui s’abat sur lui (Blanchir) ; et à la noyade, alors que des gouttes énormes le menacent de tous côtés. Bras serrés en des sortes d’étaux ( La machine infernale), tandis qu’au-dessus un monstrueux oiseaux lance de part et d’autre du bout de ses ailes, des courants électriques ; et qu’une jeune femme nage éperdument pour échapper à cette horreur. Individus debout près de quatres fenêtres ouvertes sur l’obscurité bleue ( Voyage au bout de la nuit ), tandis que par les interstices inférieurs se déversent des flots de sang. Etres masculins, toutes dents dehors ( Jalousie), en train de se battre pour une femme située entre eux deux, ect …
Il faudrait à l’infini, reprendre toutes ces situations, inventorier les éléments qui en font des scènes cauchemardesques ; voir comment des objets banals (pincettes, brosses, peignes …) interviennent dans les relations intra muros ; deviner pourquoi ce paisible Goûter en famille où deux femmes s’apprêtent en souriant à servir, devient soudain la proie d’un « père ? » « mari ? » « ogre ? » … dont la tête part des jambes, bée méchamment par-dessus ses dents énormes tandis que, le bras levé, il met le feu à la maison. Découvrir, en somme pourquoi « la tranquille machine »* s’est ainsi détraquée pour générer ces univers kafkaïens, tous différents, et néanmoins toujours les mêmes, la violence allant crescendo jusqu’au moment où Ruszczynski / dessinateur à court d’arguments pour continuer, Ruszczynski / écrivain prend la relève, et avec force flèches, écritures dispersées ou textes constitués, mène la scène à son paroxysme.
Parfois pourtant, la volonté de « libération » de Jerzy Ruszczynski est flagrante. Ainsi, dans « Les portes magiques », par exemple, crée-t-il deux personnages souriants, lorgnant sans ambiguïté l’un vers l’autre. Chacun dans l’espace qui lui est dévolu, supportant une partie du globe terrestre. Seulement voilà, au-dessus de leurs têtes, vole un oiseau à quatre becs acérés. Et, entre leurs deux cellules d’une rigueur scientifique, en est érigée une troisième, dans laquelle a poussé un arbre, dans l’encadrement d’une porte intérieure. Mort maintenant sauf deux ultimes feuilles ; et dont les racines rampent comme une pieuvre. « chez l’homme », des outils vrillent la paroi. « chez la femme », arrivent une main et des lampes électriques. Ce ne sont pas des objets que lui envoyait l’homme : ils n’ont pas pu traverser l’épaisseur de la paroi ! Finalement, puisque ces deux personnages sont incapables d’ouvrir la plus petite brèche, cet espace est-il plus optimiste que les autres ? Ou bien, sommes-nous encore une fois dans un monde d’impossible communicabilité ? Il semble bien finalement que, quels que soient ses efforts pour « rencontrer ses êtres », Jerzy Ruszczynski en soit incapable, et qu’une rédhibitoire analogie dans la violence lie tous ses tableaux et intrigue celui qui tente d’en déchiffrer les multiples sens, à travers les aléas de ces vies improbables. Et si l’auteur de cette (ces) tragédie (s), est lui-même indéterminé devant ce qu’il exprime, comment un étranger en pénétrerait-il infailliblement les arcanes ?
Ainsi, Jerzy Ruszczynski en est-il venu à générer un monde à lui mais lui échappant sans cesse ; se voulant humain, mais se terminant toujours dans une insupportable ambiance ; composé d’individus lévitant entre enfermement et danger ; organisé sur des incertitudes par un artiste qui, outre celui de la couleur déjà évoqué, possède un talent inné de la composition et de la mise en scène. Qui crée, de ce fait, une œuvre majeure aux vibrations chromatiques si fortes, aux charges de matière si drues, qu’il faut prendre du champ pour les percevoir toutes ; un théâtre de la vie où se happent et se repoussent l’humanité et l’enfer. Un univers dérangeant, mais si puissant et personnel que personne n’envisagerait d’en changer le moindre trait de crayon.
Jeanine Rivais
*Kafka.
http://jrivais.club.fr/PAGES/ruszczi.htm
. . .
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08:05 Publié dans Jerzy Ruszczynski en lutte contre son monde « Inhu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Art, Art singulier, art brut, outsider, Surréalisme, création franche, jerzy ruszczynski
26.03.2006
Ody Saban
Ody Saban est née à Istambul le 30 avril 1953. Après le divorce de ses parents, elle est confiée à des Sœurs italiennes puis françaises qui lui donnent une éducation catholique. Elle a 7 ans lorsque sa mère se remarie avec un peintre miniaturiste qui l'initie à la peinture. Après la mort de son père, elle se trouve de plus en plus livrée à elle-même et part pour Israël, où elle vivra dans des kibboutz de 1969 à 1977.
Il commençait et authentifiait les documents officiels impériaux, ornait les monuments bâtis durant le règne, les fontaines ... Les tugra sont apparus à peu près en même temps que les signatures en Europe dans tous les états de culture turque (Khanat de Kazan, chez les Tatars...).
Le visiteur peut en admirer des représentations sur plusieurs monuments essaimés à travers l'ancienne capitale ottomane : Istanbul.
* * *
Les cils « lumière du jour » ne font pas d’ombre sur la poésie insurrectionnelle.
Oui moi qui m’amenuise, sans que cela ne me nuise, ne me nomme-t-on la nuit ?
A chaque palier soyeux-lumineux
On caresse l’intérieur de petites langues de feu.
Recueil « Le Temps »
La venus impudique se trouve sur le site d'Ody Saban à la rubrique peinture aquarelles dessin, dans la partie écriture : http://odysaban.free.fr/Oeuvres[2].htm
Juste au milieu se trouve le mot turc « Öldü » qui signifie « est mort » et la date du décès de son mari Gilles Perret, la même année que la guerre du Golfe.
La même année Ody Saban lit beaucoup de documents concernant les vénus et visite de nombreuses expositions sur les vénus préhistoriques européennes. Elle peint une série d'oeuvres à partir de toutes ces données. La tulipe est le symbole d'Istanbul, les mains sont le symbole de la civilisation de Chatal Hüyük, les poissons accrochés représentent Gilles Perret, qui était du signe du poisson.
Pourquoi cette venus est-elle sans tête ? Cela signifie « Il est mort, je peux cesser de l’aimer ».
Ody Saban
Ody Saban dessine à l'encre de Chine sur du papier mousseline, pratique l'aquarelle et la peinture (huile et acrylique). Ces sortes de broderies aux couleurs chaudes rappellent les miniatures, mais aussi l'univers cosmopolite qui règne en Turquie, dont elle reste imprégnée. Ses dessins évoquent l'érotisme amoureux et chaque feuille est remplie d'enchevêtrements de corps, de visages, de fleurs, exprimant ainsi la plénitude féminine. Si elle s'identifie à Lilith, la femme maudite, c'est pour mieux combattre la misogynie, mais aussi pour révéler la magie qui se dégage de son univers chargé d'onirisme fantastique.
Ody Saban commence à soutenir en 1993 l’art des fous et des handicapés mentaux comme les trisomiques 21 et collabore aux différents mouvements d’outsider Français et étrangers. Elle diffuse actuellement l’œuvre d’Albert Mouhadeb enfermé à l’hôpital psychiatrique de Tel Aviv.
* * *09:00 Publié dans Ody Saban | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Art, Art singulier, Art brut, aquarelle, création franche, ody saban, outsider





























































