15.01.2006

Jacques Rouby

art singulier Jacques Rouby art outsider
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Né en 1953, Jacques Rouby peint depuis plus d'une vingtaine d'années.
Après une première exposition au Casino de Saint-Céré, qui lui valut les éloges de la presse et de la critique, il s'exile à Paris, choisissant de ne vivre désormais que de son art.
Caricaturiste sur le Parvis "Beaubourg", devant le Centre Georges Pompidou, il renonce à une vie facile pour rejoindre Collioure, où il peint sur le bord de mer.
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Bientôt, cette eau le mènera à y immerger ses œuvres : des cartons, des papiers couverts de pigments, que la mer a tôt fait d'emporter. Fasciné par la richesse et la lumière des peintures qu'il retire de l'eau, il réalise dans le même temps l'éphémère de la chose, car les teintent pâlissent à la lumière du jour, et perdent leur brillance en séchant.
Il continue sa recherche.
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Éphémères
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Ainsi en est-il des gants de latex d'où il tire de somptueuses compositions. Ces gants sont ceux qu'il utilise dans son travail, sur d'autres œuvres, pour se protéger les mains. Ce sont d'authentiques gants de travailleur, sur lesquels les pigments, les colles, les poussières de carton ont laissé leurs empreintes. Jacques Rouby leur redonne vie grâce à des installations, où ils acquièrent la grâce des fleurs et des papillons.
Œuvres éphémères de la Nature et de l'homme se rencontrent.
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L'usure, la dégradation. Pour Jacques Rouby, les ruines ont une signification autonome. Ses œuvres parlent, comme une vieille maison, dont il ne restent plus que des pans de murs noircis. Nous savons que des gens ont habité là. C'est ce qui en rend émouvante la dégradation. Les ruines sont portées au rang de vestiges.
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La destruction fait partie intégrante de la démarche créative de l'artiste. Ainsi, il aboutissait autrefois à la destruction complète de son travail. Maintenant, cette destruction est inscrite dans l'œuvre, qui est dégradation, destruction, voire putréfaction. Celle-ci n'a plus besoin d'être détruite pour dire. Les œuvres de Jacques Rouby sont, comme il le dit lui-même, Déchets d'œuvre.
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L'usure est un mouvement. La vie quasi-autonome des matériaux. Une dynamique interne, qui règle toute vie.
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Les travaux de Jacques Rouby ne portent pas de titre, pour la plupart. Il y en aurait trop, l'œuvre changeant de signification à chaque fois, à chaque nouvel événement : un accrochage, une exposition, voire une nouvelle intervention de l'artiste, ou du temps 85! Ainsi, donner un titre reviendrait à bloquer cette évolution naturelle, ce double travail de l'artiste et du temps. Frères siamois.
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Jacques rouby par lui- même :
Prenez un stylo à l'encre ordinaire (non permanente), pointe fine. Feutre ou autre : mon outil de prédilection : réf. 083 Reynolds HI-FI Fin.Dessiner par frottages  en tenant le stylo de biais comme au crayon d'art. Si vous n'êtes pas entièrement satisfait du résultat et (ou) voulez prendre le risque de tout gâcher pour aller plus loin, continuez comme suit: réalisez un second dessin que vous superposerez ensuite sur le premier. Puis humidifiez avec un pinceau de dos de chacun des dessins. (face vierge). Les prendre en sandwich entre deux feuilles blanches puis à l'intérieur d'un journal, le tout sous presse ou à défaut sous un dico ou paquet de livres. Attendre de une heure à 24 heures selon le résultat désiré ,avec le risque de trouver tout effacer- La maîtrise s'acquiert avec l'expérience. Si vous voulez aller plus loin une fois l'impression obtenue, badigeonner les dessin -côté sujet- avec un pinceau large imbibé de paraffine liquide (vaseline alimentaire) ;Presser à nouveau entre deux journaux pour pomper l'excèdent huileux.Vous pouvez renouveler l'experiences avec deux (ou plus ) de mes dessins  où l'espace blanc domine.
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Contact :
Jacques Rouby
18 rue de Denny 46200 Souillac
T : 05 65 32 50 88
ou 06 72 18 98 67