21.02.2006

Gustave Cahoreau

        art Brut Gustave Cahoreau art outsider

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Profil de femme africaine
32 x 24 cm
Fils d’un ouvrier agricole, aîné de sept enfants, Gustave Cahoreau est né le 16 août 1929 à Neau en Mayenne. A l’âge de dix mois, il est atteint par la méningite. De son court passage à l’école communale, il ne garde aucun souvenir excepté celui du dessin: « J’étais champion ! ». A la lecture et à l’écriture, il préfère l’école buissonnière en compagnie de son frère Pierre. Il a dix ans lorsque la seconde guerre mondiale éclate, et elle le traumatise encore.
Dès l’âge de treize ans, il est placé comme domestique dans les fermes de la région : emploi qu’il occupera toute sa vie. Gustave tombera parfois chez « de bons patrons » mais en 1958 ce ne sera pas le cas. Suite à une violente altercation, il se retrouve à l’hôpital.
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 Chat
32 x 24 cm
En 1963, son père meurt accidentellement « broyé sous une charrette de foin ». C’est à cette période qu’il commence à ramasser des pierres, des racines, aux formes étranges qu’il sculpte « quand mon patron a vu ça il m’a tapé... j’ai pleuré ». Il approche alors de quarante ans et la nécessité de créer ne le quittera plus.
En 1965, l’instituteur du village lui offre un livre sur l’Art nègre : c’est le début de sa grande production de totems sculptés dans des bois de récupération (chevrons, limons, etc...). Plus tard apparaissent les nombreux profils de femmes africaines.
 
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Bonhomme au chapeau
32 x 24 cm
Au printemps 1986, Madeleine Lommel et Michel Nedjar (fondateurs du musée de L’ARACINE) visitent l’atelier d’Alain Lacoste à Changé (53) et découvrent une sculpture de Gustave. Ils lui rendent aussitôt visite et ses œuvres entrent dans la collection L’ARACINE.
Depuis octobre 1998, Gustave vit dans une maison de retraite en Mayenne. Il participe à la vaisselle et est chargé de l’approvisionnement de la cheminée. Quand le beau temps le permet, il va au bûcher « en cachette » y sculpter « à genoux ». Autrement, et plus particulièrement le matin, dans la solitude de sa chambre, il dessine avec des feutres et des crayons de couleurs. « Je copie à ma façon... » des œuvres, des publicités, des animaux préalablement découpés dans des journaux ou revues. Au milieu de cette profusion de formes inventives et de couleurs, deux dessins reviennent de façon récurrente et obsessionnelle. Le premier reprend les profils de femmes africaines. Le deuxième est un énigmatique « homme au chapeau », toujours le même, jamais semblable. Le traitement des membres est des plus singuliers.
 
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 Pape
32 x 24 cm
La démarche et l’œuvre de Gustave vont bien au-delà d’un passe-temps pour retraité oisif. Ne sachant pas écrire et ayant des difficultés d’élocution, ses sculptures, ses dessins, sont ses seuls moyens de communiquer, d’attirer l’attention.
Alors que chez ses différents patrons il n’a fait qu’obéir; avec sa sensibilité à fleur de pleurs, il trouve par ses créations, la force, l’énergie de DESOBEIR en ne copiant pas strictement ce qu’il voit.
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Couple femmes africaines
32 x 24 cm
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  L’œuvre de Gustave est une œuvre d’INSOUMIS.

Texte de Michel Leroux

Sculptures et dessins de Gustave Cahoreau ont été présentés au musée de la Création Franche à Bègles en mai 2002.
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